Yan Lohendra apprit la musique alors qu’il était adolescent, puis pratiqua pour le plaisir jusqu’en 2017, année au cours de laquelle il réalisa l’album Upsilon Plus, auquel succéda l’année suivante The Ten Commandments.

Il suivit des études en sciences de l’information jusqu’à sa thèse de doctorat qu’il soutint brillamment.

Yan est avant tout un contemplatif qui pratique quotidiennement la méditation bouddhique depuis plus de dix années. Il suit un régime végétalien et crudivore. Lohendra aime pratiquer la randonnée dans des endroits escarpés. Il visite souvent la Sainte-Baume, un massif près de Marseille en France, qu’il aime gravir. La grotte sanctuaire, où vécut Sainte Marie-Madeleine après avoir quitté la Palestine, l’attire mystérieusement, peut-être parce que des millions de fidèles s’y sont recueillis depuis presque deux millénaires et que cela se ressent.

Il préfère se tenir éloigné de la vie du monde actuel, qu’il n’apprécie guère, sans être toutefois un ermite. Il se maria en 2001 avec la femme dont il partage toujours la vie aujourd’hui. Ne possédant pas de smartphone, mais seulement un vieux téléphone portable qu’il n’allume presque jamais, Yan Lohendra est souvent injoignable.

Après avoir créé sa page Facebook et l’avoir utilisée pendant plusieurs semaines, il décida de ne plus y avoir recours, sauf pour annoncer des événements importants. Pendant l’année qui a suivi, tout le monde autour de lui s’employa à le convaincre que Facebook était indispensable pour un artiste comme lui et qu’il y avait moyen de l’utiliser simplement comme un moyen de communiquer avec son public, sans subir une quelconque aliénation. Aussi Yan revint-il finalement sur Facebook après un an d’absence. Il n’apprécie pas les techniques aliénantes, sans que cela constitue un rejet des techniques récentes. Ainsi, par exemple, ne regarde-t-il pas la télévision. L’important est d’être présent à lui même et d’utiliser les techniques comme de simples outils.

Pour un usage de tous les jours, ses préférences se portent vers les logiciels libres et l’album Upsilon Plus fut entièrement réalisé sous Linux. Les principes du logiciel libre le rapprochent de l’idée d’une libre disposition égalitaire de la production comme du savoir, c’est-à-dire d’une approche anticapitaliste de la société, dont il est proche. Il esquisse une doctrine de la libération, à la fois sociale, mentale et spirituelle. Ses idées parfois extrêmes ne le conduisent pas à un quelconque sectarisme, pourvu que les principes et les gens auxquels il est confronté aillent dans la bonne direction.

Le Dalaï Lama affirma un jour qu’il se considérait « moitié-marxiste, moitié-bouddhiste » après avoir précisé : Parmi les théories économiques modernes, le système économique du marxisme est basé sur des principes moraux alors que le capitalisme ne se préoccupe que des bénéfices et de rentabilité. Le marxisme s’inquiète d’une distribution égalitaire des richesses et d’une utilisation juste des moyens de production. Il se préoccupe aussi du sort de la classe ouvrière, c’est-à-dire de la majorité, de celui des personnes défavorisées et dans le besoin, et s’intéresse aux victimes de l’exploitation imposée par une minorité; d’où mon attirance pour ce système qui me semble juste.  ». Yan Lohendra pourrait aussi se définir de la même façon.

Quoi qu’il advienne, Yan Lohendra se dit déterminé à poursuivre son œuvre musicale, réfléchissant déjà à son prochain album et aux idées musicales qu’il ne tardera pas à mettre en œuvre. Il sait cependant que le style de musique qu’il produit n’est susceptible d’intéresser que peu de gens, des gens probablement dotés comme lui d’une folle sagesse.