Yan Lohendra affirme une proximité avec l’esprit de la Zeuhl, courant musical initié par le groupe Magma, et ne cherche pas à produire des musiques qui plaisent à tout le monde. Ses compositions sont parfois minimalistes et répétitives, un peu obsessionnelles quelquefois. Il est possible de le définir comme un sculpteur de sons avec parfois une certaine atonalité voulue et un mode de composition qui rappelle celui de la techno.

Le deuxième album The Ten Commandments fait allusion à la scène culte du film « They live » dans laquelle se dévoilent des injonctions subliminales visibles partout en ville. Celle-ci donnent leurs titres aux musiques. Le récit du film exprime de manière métaphorique la lutte contre le Capitalisme. Chacun des douze morceaux possède un sens donné par le titre et par la musique elle-même. L’album s’ouvre par une injonction à la révolte, suivi des dix commandements du Capitalisme et se termine par une incitation à l’éveil.

L’album Upsilon Plus raconte l’histoire de Sandra T. qui se transforme progressivement en un être différent, appelé « Upsilon Plus » et va vivre un parcours initiatique, sous la forme d’un récit allégorique quelque peu ésotérique, aux significations imbriquée, et qui se termine dans le doute, mais aussi par l’éveil. La musique aussi présente cet ésotérisme et une dimension expérimentale qui la rendent peu adaptée au grand public.

Yan Lohendra n’apprécie guère les technologies aliénantes, comme les smartphones ou la télévision, et ne les utilise donc pas. Adepte du bouddhisme, de la méditation, du végétalisme et du crudivorisme, il aime aussi la randonnée. Comme le Dalaï Lama, il se dit semi-bouddhiste et semi-marxiste.